dimanche 15 mars 2009

Visite de notre Amap chez un éleveur bio.



Samedi 7 Mars fut un grand moment pour notre AMAP : nous sommes allés rencontrer de nouveaux producteurs pour élargir la diversité de notre panier. Constitué actuellement de savoureux légumes, il va s’agrémenter de viande et de pain.

Pour la viande, nous avons visité la ferme bio de Maritxu et Henri a Esquiule (64) qui élèvent des veaux et des agneaux et peuvent donc nous fournir en viande de veau, bœuf, moutonné et agneau de lait. Henri a repris la ferme à la retraite de son père et avait commencé les démarches de reconversion au bio bien avant la vache folle. L’activité de la ferme permet de faire vivre cette famille : Maritxu se consacre davantage à la vente de la viande bovine "Blonde d'Aquitaine" sous appellation bio ou Idoki, pour notre plus grand plaisir !

Nous avons été chaleureusement accueillis à déjeuner. Pendant la visite les moutons se sont même laissés caresser ! Voici un extrait des questions/réponses :

Les contraintes du bio

Pour être certifié bio, les contraintes sont très strictes et diverses. Elles concernent par exemple l’alimentation des bêtes, le nombre d’animaux par m² (2 vaches par hectare), les soins vétérinaires (restriction des antibiotiques), les effluents azotés de la ferme, etc… Ecocert est l’organisme qui contrôle la ferme pour attribuer l’appellation bio. Les bêtes sont abattues à l’abattoir de Mauléon.

Que mangent les bêtes ?

Céréales, foin, maïs, fèveroles (grosses graines riches en protéines) qu’ils essayent de produire eux-mêmes. L’éleveur est aussi cultivateur !

Quand naissent des petits ?

L’insémination artificielle est loin d’être systématique. Les vaches sont en compagnie du taureau : l’insémination naturelle est favorisée. Le veau naît alors au printemps. La gestation d’un veau dure 9 mois. Pour les agneaux, la période des naissances dépend des races (charolaise, tarasconnaise …) Les « vaches à viande» sont moins grasses que les « vaches à lait ». Une vache pèse environ 500kg et donnera la moitié de son poids en viande.

Notre colis de viande : la bête est abattue 10 jours avant la préparation des colis. Le colis comprend différents morceaux de viande, présentés sous vide avec étiquette (nom du morceau, poids, etc…). La viande sous vide que nous achetons froide est A CONGELER après réception et A CONSOMMER DANS L’ANNEE.

Pour éviter de décongeler la viande au dernier moment au micro-onde, la sortir la veille ou mieux : la placer au réfrigérateur (conseillé pour des raisons gustatives et sanitaires mais aussi pour faire des économies d’énergie : le froid apporté par la viande congelée va diminuer le temps de fonctionnement du réfrigérateur et donc sa consommation électrique (à condition de ne pas laisser la porte ouverte trop longtemps !)

Livraison des colis: les dates de ce 1er contrat viande sont aménagées spécialement pour pouvoir commencer au plus vite avec notre AMAP tout en s’insérant dans le planning déjà établi de Maritxu :

Avril : boeuf, Juin : veau, Juillet : moutonné.

Les dates exactes seront confirmées ultérieurement aux membres de l’AMAP Donibane. Pour le contrat de fin d’année: dès juin ou en septembre : signature des contrats. En octobre : bœuf. En novembre : moutonné. En décembre : veau

Invitation : Maritxu nous invite à la visite de l’exploitation d’un de ces collègues, un producteur bio de Saint Palais prévue le Samedi 3 Octobre.

Barbara

mardi 3 mars 2009

Un nouveau site écolo qui a l'air pas mal....


Bon, il vient de passer en version papier, mais on peut toujours le tester sur internet. A première vue, la ligne éditoriale aborde sans tabou tous les sujets sous un angle environnemental, mais il faut voir sur la longueur.
Un des fondateur de la revue est déjà connu, Water Bouvais.
Extrait d'une interview qu'il a accordé au Nouvel Observateur en janvier 2005
"Quand Gap harcèle moralement ses salariés, quand Nike étrangle ses sous-traitants, quand Coca vend sous la marque Dasani de l’'eau du robinet, quand Enron maquille ses comptes et ruine ses salariés en les persuadant de mettre dans leur plan d'’épargne-retraite des actions de leur propre entreprise, ce sont les multinationales qui vont trop loin."
suite

samedi 21 février 2009

Peut mieux faire, la France!




La France est au neuvième rang des agricultures bio en Europe, avec 2% des terres cultivées consacrées au bio.
article de RUE89, avec le carte de l'Europe
la-france-lanterne-rouge-de-lagriculture-bio-europeenne

mardi 10 février 2009

L'écobarre, facile à installer, un instrument de veille

Faire connaître lEco-barre

L’Eco-barre est gratuite, c’est une Barre d’Outils qui permet en un clic d’avoir accès à des centaines de services directement opérationnels et vérifiés sur l’environnement et le développement durable :

  • quel est le niveau de pollution de l’air dans ma ville aujourd’hui,
  • quelle est la qualité de l’eau du robinet et le niveau de pollution du sol de ma commune ?
  • quel producteur paysan bio fait de la vente directe près de chez moi,
  • quels produits contiennent des OGM ou des paraben ?
  • comment échanger ou donner des objets dont je ne me sers plus, que faire de mes anciennes lampes, ordinateurs et téléphones portables ?
  • mon entreprise a-t-elle un comportement écologique, comment agir en l’entrepreneur social ?
  • comment recycler ma voiture, choisir une voiture faiblement polluante ?
  • quel est le diagnostic énergétique de mon logement ?
… et des centaines d’autres services et informations directement utiles dans notre quotidien d’Eco-Citoyen

jeudi 1 janvier 2009

Bonne Année à tous, et merci Beñat!










arbre en fin d'hiver, bourgeons naissants
credit photo: vieux bandit flickr


L'année 2009 arrive, et ceux qui voulaient que le monde ne change surtout pas vont être déçus.
La croissance zéro repointe son nez. Les grandes industries traditionnelles vacillent. Beaucoup s'arrêtent de consommer sans réfléchir: au delà du prix, on commence aussi à évaluer l'empreinte environnementale, les additifs chimiques, le respect de la main d'oeuvre. Tous ces éléments, ignorés plus ou moins il y a quelques années, sont maintenant déterminants pour la plupart d'entre nous.
Car tout se mélange dans notre tête: réchauffement climatique, crise économique, chômage... Et si cet effondrement des structures économiques mondiales était un espoir pour notre planète? Sa chance, même? On peut l'écrire autrement. Pourquoi la lutte contre le réchauffement climatique n'offrirait pas à l'économie mondiale une opportunité de relance: sur des bases morales et environnementales plus saines.
Relance de la croissance, oui, mais dans l'écologie. Exiger des gouvernements que les aides soient dirigées exclusivement vers la reconversion d'un monde respectueux de l'homme et de son environnement. En cessant par exemple de sauver des entreprises qui s'empressent en suivant de licencier, afin de grappiller quelques miettes. En osant reconsidérer la notion de profit, pour l'associer à la notion de bénéfice environnemental et humain. En imaginant plus loin que la prochaine élection: projeter de nouveaux métiers, nettoyer le système des formations professionnelles, profiter de la jonction ANPE/ASSEDIC pour insuffler un nouvel esprit.
Repenser ce que l'on enseigne dans nos lycées agricoles (le bio y est quasi inexistant, me dit-on), ainsi que les enseignements dans les écoles de commerce: enseigner comment vendre, oui, mais aussi étudier au détriment de qui, de quoi?
Ceci semble irréaliste. Mais l'économie dirige tout, et elle vient de se croûter splendidement. Elle est pragmatique, l'économie, et pas si bête. Il faut juste qu'on lui mette le nez dedans.
2009, il faut l'aborder franchement. Acheter bio chaque fois qu'on peut. Cesser de gaspiller l'énergie. Recycler, réparer, récupérer, échanger, donner. Marcher plus souvent et laisser la voiture. Investir si l'on peut dans des actions développement durables ou solidaires, en laissant au grenier les rendements à 10%.
Et ne pas laisser les autres agir à notre place. S'engager dans une association, un parti, un club, un mouvement en accord avec qui nous sommes vraiment. Parce que chercher son cageot AMAP le samedi, c'est bien. Et les 6 autres jours?
Beñat, notre maraîcher de l'Amap de Saint Jean de Luz, a commencé l'année dernière. Avec notre aide, il s'est lancé dans l'aventure et je me souviens de son air hésitant lors de la première réunion. Il engageait sa famille, aussi. Il a eu beaucoup de courage. Franchement, il a montré la voie. Chacun dans sa petite vie peut commencer à changer le monde.
Il n'y a pas que moi qui le dit. Avec des mots plus savants Jacqueline McGlade, qui dirige l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), conseille de"penser l'économie comme une filiale de l'environnement" (dans le journal Le Monde du 26 décembre). C'est un bon départ pour l'année 2009.

Bonne Année à toutes et à tous!
Sylvie
Bonne Année 2009 à toutes et à tous!!!!

samedi 20 décembre 2008

Cadeau qui sent bon


Un cadeau de Noël pour que la maison sente vraiment bon, à partir de toutes les bonnes choses que la nature nous prodigue, et sans empoisonner ni nos poumons ni la planète: le livre "le grand ménage " de Raffa, en version libre sur son blog de puis des années, et enfin publié "en dur". On peut le trouver chez Nature et Découverte, dans des magasins bio et bientôt même sur Amazon. Ce livre est magique, et la fée de la couverture traduit bien poétiquement la grâce qu'il apporte chez soi.
Ma recette préférée: le mélange antibactérien à base d'huile essentielle. Il sent bon, et grâce à lui j'ai banni l'eau de javel pour toujours.
Co-éditions Soliflor et Thomas-Molls, 15 euros

mardi 9 décembre 2008

"Nos enfants nous accuseront" au Rex de Saint Jean de Luz

La grande du salle du Rex de Saint Jean de Luz était pleine hier soir, et beaucoup de personnes n'ont pu entrer, faute de place. Jean-Paul Jaud, l'auteur de ce documentaire "Nos enfants nous accuseront", sillonne la France avec son témoignage accablant sur l'empoisonnement des terres agricoles en France, ainsi que des êtres vivants qui se nourrissent du produit de cette terre, boivent son eau, respirent son air.
Pesticides, plomb, nitrates: le chiffre de 76000 tonnes de pesticides déversées par an sur les terres est effrayant. Comme le chiffre de 93% d'augmentation d'incidence des cancers chez l'homme en 25 ans.
Le débat suivant le film a duré au delà de minuit. Deux responsables de cantines maternelles de Saint Jean ont demandé pourquoi, depuis un an, le dossier du bio en cantine scolaire n'avançait pas. Patricia Arribas, adjointe au maire chargée de l'enfance et de la jeunesse et représentant la Mairie de Saint Jean de Luz, était là. Désarmée, elle est pourtant courageusement montée au créneau pour expliquer que le dossier était à l'étude.
En revanche une initiative évoquée par Jean-Paul Jaud pourrait apporter un début de réponse. Certaines communes ont décidé, à la suite de ce film, de louer ou de donner des terres communales "nourricières" à des agriculteurs qui en échange d'un engagement de 3 ans en bio reçoivent un revenu minimum de la commune. Les bienfaits sont multiples: des produits frais et bio pour la restauration communale, amélioration de la qualité des eaux, exemple concret d'engagement apporté aux agriculteurs qui hésitent encore à se libérer des pesticides, amélioration progressive de la qualité des terres. La Mairie de Saint Jean de Luz relèvera t elle le défi?
(pour ceux qui auraient raté la séance hier, aujourd'hui mardi 9 Décembre, séance au cinéma d'Hasparren- Hazparne)